Je « doodle », tu « doodles », nous « doodlons » ! Ou comment libérer sa créativité ?

Cela fait un moment que j’ai envie de partager avec vous mes questionnements sur le processus créatif, à travers ma propre expérience, mes réflexions, mes essais, mes petites trouvailles et mes échecs.

J’ai longuement réfléchi à la façon de vous en parler : comment faire de ces articles des moments de partage ? Mes interrogations sur la créativité en général et sur la démarche et la pratique créatives, en particulier, ont-elles une place sur ce blog ? Comment ne pas parler trop de moi (je déteste me répandre) ?

L’interview-podcast, que Claire de « L’atelier du second« , a fait de moi m’a beaucoup aidée dans cette réflexion. En me ré-écoutant, j’ai compris à quel point mon blog est un espace de partage avec vous,  mes sympathiques lecteurs ! Vous montrer mes réalisations, mes idées de « Do it Yourself » et autres, m’apporte beaucoup, mais j’ai aussi besoin de partager mon intérêt pour la démarche créative ! Je ne prétends pas faire du neuf, je vous parlerai certainement de ce que d’autres ont déjà abordé, mais au travers de mon regard j’espère vous apporter un peu de ce qui me fait vibrer au quotidien, en toute humilité.

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Revenons donc à nos moutons, aujourd’hui, j’avais envie de vous parler des « Doodles ».

Littéralement, le « doodle » désigne un « gribouillage » ou un « griffonnage », deux mots qui, à mon avis, ne rendent pas justice à ce terme anglais. Le dictionnaire Larousse définit le 1er comme un dessin informe, ou comme la 1ère expression graphique d’un dessin enfantin ; le 2nd, quant à lui se réfère à l’action de griffonner, traduisez : le fait de dessiner rapidement sans précision. Pourtant,  une rapide recherche en français, sur le moteur de recherche avec un grand « G », fait mentir ces deux définitions.

L’anglicisme « doodle » est plus joyeux, plus rieur, plus rond en bouche, il ferait presque l’effet d’un bonbon ! Ce petit rien insignifiant qu’on s’accorde et qu’on prend le temps de savourer.

Et c’est bien de cela dont il s’agit, faire des « doodles« , c’est s’accorder une parenthèse, un moment spécial rien que pour soi.

C’est se donner la possibilité de laisser aller son inspiration et d’exprimer simplement ce que les yeux ou la tête voient.

J’adore dessiner, mais il n’est pas toujours évident (par manque de temps) de me poser et de me lancer dans un projet ; du coup, je pratique le « doodle » aussi souvent que je le peux.

En effet, c’est une autre façon d’occuper mes mains à créer, une manière aussi de lâcher-prise sur ce que je suis en train de réaliser, de prendre du recul. Il me suffit d’avoir toujours un crayon à portée de la main.

Doodles-blog

Il y a plusieurs bonnes raisons de se lancer, parmi lesquelles :

– la simplicité du matériel (crayon, bouts de papier, feuilles ou carnet…)

– le choix du lieu

– le temps de réalisation qui peut-être minimal, 5 mn suffisent à dessiner

– la possibilité de ré-utiliser ses « doodles »: découpages, coloriages, collages, transferts…

La clé est de ne pas vous limiter. Faites-vous plaisir ! Vous serez souvent surpris par vos réalisations.

Quand on leur tend un crayon, les personnes disent souvent qu’elles ne savent pas dessiner. Mais lorsqu’elles prennent elles-mêmes le crayon (sans but précis et sans pression) et qu’elles « doodle(nt) », tout devient « magique » !

Alors, que vous soyez au bureau, ou à la maison, en semaine, ou en week-end, accordez-vous 5 mn.

Eloignez-vous de l’ordinateur… Demandez aux enfants de mettre le couvert… Laissez votre conjoint s’occuper du repas…

Munissez-vous de votre crayon ; inspirez, respirez ;

« doodle(z) » !!!

^_^